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Le Journal 96/97 Oasis - The Oasis Diaries

Publié dans Q Magazine - Septembre 1997 - Traduit de l'anglais par Lisa-Marie avec l'aide amicale et précieuse de Ricky (the-masterplan.com)

18 mois au coeur du plus grand groupe du monde

Noel Gallagher sort une cassette audio de la poche de son anorak et la glisse dans la chaine hi-fi dans bureau noir mat de Marcus Russel, le manager d'Oasis. Il monte le volume et appuie sur play, se râcle la gorge et c'est parti.

Un crissement de feedback assez puissant pour retentir dans tout l'immeuble remue la pièce. Puis, c'est le groupe: un chahut sonore dans l'esprit des Sex Pistols ou de Nirvana avec Phil Spector aux commandes. Liam Gallagher entame My Big Mouth d'une voix rageuse, en référence à son frère et son habitude de parler trop et trop fort sans la moindre honte.

"Trente morceaux de guitare", crie Noel. Il arbore son légendaire sourire de plaisir en coin qui fait disparaitre ses yeux pendant que ses lèvres restent scellées. Personne ne se plaindra du fait que le troisième album d'Oasis, Be Here Now, ne fait pas assez de bruit. L'interview commence. C'est le 8 avril. Elle se termine des heures et des mois plus tard, avec Gallagher qui braille dans une cabine téléphonique à l'aéroport de La Guardia, à New-York, afin d'éclaircir certains points. Il raconte son histoire en faisant de grands gestes, en se tenant debout pour pouvoir occuper tous les côtés possibles avec Liam, c'est à-peu-près le même type que Q Magazine a interviewé en long, en large, et en travers en novembre 1995. Qui sait?

Lui-même n'en est même pas sûr quelquefois. Incertain également sur si oui ou non il voudrait que tout cela soit bien réel. De retour au numéro 113 de Q Magazine, Oasis était en train de devenir un phénomène important. L'été d'avant,on avait connu le face-à-face avec le single de Blur sorti le même jour, single qui avait atteint le sommet des charts. Tout ceci commençait un peu à ressembler à des histoires d'adolescents boutonneux. Oasis avait affiché complet pour leurs deux concerts à Earl's Court. (What's The Story) Morning Glory? avait dépassé les ventes de leurs rivaux avec The Great Escape. Résultat du match: 2-1. Le succès éclata avec Wonderwall. Bien que étrangement jamais numéro 1, cette chanson passa sur toutes les radios comme une tradition, ramenant du même coup dans le Top 100 d'autres vieilles chansons d'Oasis. Ils se forgèrent immédiatement un statut d'icone, ce qui fut confirmé par la suite avec la sortie du single reprenant l'interview prise-de-bec the Wibbling Rivalry Gallagher (numéro 2), puis avec le groupe de reprises d'Oasis, Nowaysis, et la reprise gentille de Wonderwall par Mike Flowers Pops (numéro 2 quand même).

Aux alentours de janvier, l'an dernier, l'Angleterre était dans le jargon Oasisien, mad for them. Ils prouvèrent qu'ils le savaient quand ils pensèrent à Knebworth. Tout ce qu'il fallait faire dès lors était d' imiter les Beatles en partant à la conquête de l'Amérique.

L'année suivante fut à la fois celle de la consécration et presque la destruction d' Oasis. Sous les feux de la rampe à tout moment, ils passèrent par l'adulation, le mépris, les rapprochements, les splits, la drogue et ses excès, les mariages, les deuils. Ils s'en sortirent avec un album.

The story a connu the glory mais aussi d'autres problèmes: voici les Mémoires d'Oasis par Noel Gallagher, 1996-1997.

23 Février-14 Mars 1996

On peut dire que le sommet fut atteint pour Oasis en Amérique juste avant leur première visite en 1996. Le 3 février (What's The Story) Morning Glory? grimpa à la cinquième place dans les charts des albums après une montée pendant seize semaines. Pourtant, quand le groupe commença à jouer dans des salles importantes, une minorité d'excités vint leur jeter des objets, des pièces de monnaie et des chaussures en guise de missiles improvisés.

D'abord, au Strand Theatre, Providence, à Rhodes Island, pendant un solo de Noel, quelqu'un lança une basket, il fut attrappé en plein milieu de Wonderwall et mis dehors. Le groupe revint sur scène, mais uniquement pour clotûrer le concert et entamer dans la foulée leur reprise de I Am The Walrus.

Est-ce-que c'est vraiment avec une telle férocité que les gars de Manchester devraient-ils réagir au moindre grabuge?

"Nous avons connu ce genre de choses durant notre première année de célébrité en Angleterre", rétorque Gallagher. "Dès que quelqu'un jette quelque chose, on débraye et on dit, ok, bonne nuit. Même régime en Amérique. La prochaine fois qu'on ira à Providence, on ne nous jettera plus rien. On a toujours pensé qu'avec des chansons comme Live Forever et Slide Away au programme de nos concerts, c'est comme de dire, eh bien, voilà, vous avez le privilège d'écouter ceci, alors tenez-vous à carreaux.

Mais je vais vous dire une chose, sur cette tournée, quand on faisait la première partie de Neil Young à Toronto, de la première note de Acquiesce à la dernière de I Am The Walrus, la foule nous a montré des bouteilles, des chaussures, des pièces, et on est monté sur scène et on a joué le meilleur concert possible, on a marché jusqu'au bord de la scène et on a balancé quelques Come on, espèce de connards de Français (sujet d'ethnicité géographique faisant sujet de débat là-bas) montrez-nous un peu de quoi vous êtes capables! (en levant le doigt approprié)."

Mais est-ce-que cela ne montre pas plutôt que vous auriez dû rester et mettre le public de votre côté?

"J'en sais rien. Normalement, il aurait été hors de question de partir, mais on était d'une humeur particulièrement bonne cette nuit-là. Un peu comme ça (il prend la pose James Dean version Manchester). Et puis, ouais, on est fier de nous. Parce que notre réputation nous a précédé et sinon ça aurait donné 'Il n'y a que deux putain de chansons, ouais, ça craint'."

18 Mars - Oasis choisit Knebworth

Après avoir joué à Earl's Court, le succès était assuré. Oasis et Marcus Russel se mirent à la recherche de quelque chose de spécial pour montrer leur statut de piliers du siècle. Pourquoi pas Knebworth? Endroit historique, Hertfordshire verdoyant, pas autant que Burnage. Musicalement parlant, cela rappelait Pink Floyd et Led Zeppelin. Capacité d'accueil 125000 personnes. "On était sur la route de Cardiff pour un concert, et on a décidé, moi, Marcus et Meg, de faire un petit crochet par Knebworth".Nous avons roulé jusqu'à la maison vers 10h , raconte le bonhomme, ok on vous fera voir l'endroit. On traverse ce champ, encore un peu de rosée sur l'herbe, la Rolls marron chocolat qui ronronne, moi, assis à la fenêtre avec une cigarette, me laissant porter ( il regarde au loin judicieusement, la parfaite copie d'un arriviste nouveau riche). Je descends, regarde autour de moi. C'est bon. Oui, je crois qu'on le fera. On remonte dans la voiture et en route."

Marcus Russel se souvient que le processus a été assez long. "J'avais envoyé trois personnes en Angleterre et en Irlande pour inspecter les endroits possibles", se souvient le manager. "Je suis sûr qu'ils ont trouvé une douzaine d'endroits possibles. Blenheim Palace et Castle Donington figuraient sur la liste originale, mais on a tranché pour Knebworth parce que c'était le meilleur endroit pour un fan. C'était plus facile d'y faire entrer et sortir 125000 personnes. Au début, on était inquiet par le côté héritage ringard de l'endroit, mais à l'époque sur notre liste il n'y avait aucun endroit branché, pas même Donington."

25 Mai - 21 Juin 1996

Une bonne période pour certains. Ou c'est du moins ce qu'il semblait quand les photographes ont pris Noel et Gallagher et sa copine Meg Matthews qui se baladaient parmi la jet set des Caraibes, "l'île paradisiaque", en compagnie de Johnny Depp et d'une vieille amie de Meg, Kate Moss. Mais, invraissemblablement, Noel insista sur le fait qu'il était ici pour le travail. Et il le prouva. Pendant l'hiver, il s'était plaint que pour la première fois, il avait connu la panne d'inspiration des compositeurs: un riff en six mois depuis (What's The Story) Morning Glory?. Aujourd'hui, pourtant, il fait remarquer qu'il n'en était pas si inquiet après tout, et qu'il y avait plein d'idées musicales de prêtes.

"A Londres, le téléphone sonnait tout le temps ou bien on frappait toujours à la porte. Ou bien, notre petit gars venait trainer dans le coin 'On sort se bourrer la gueule ou quoi?'. Fignoller une chanson ensemble, trouver l'accord manquant qui fait le tout, cela demande beaucoup de paix et de tranquilité. Il fallait que je respire un bon coup et que je réfléchisse." Après une semaine d'oisiveté, il se mit au travail. "Le matin, j'allais dans cette pièce, sortais à midi pour manger, revenait, ressortais pour dîner, revenais encore, puis allais me coucher. Des tas de feuilles, un walkman, une guitare accoustique, dix heures par jour à écrire. Il y avait un miroir sur le bureau et pendant les quelques premiers jours, je m'asseillais (il soupire, fait comme s'il se regardait).

Mais petit à petit, tu te mets à griffoner sur des bouts de papier et tu progresses. Une fois, j'en ai sorti quelques unes en même temps. My Big Mouth, It's Getting Better et D'you Know What I Mean?, vraiment cela coulait tout seul."

C'était plutôt bien organisé: "Aujourd'hui je ferais cette chanson: tous les soirs passe ce coin de rue à 6h jusqu'à ce que tu aies ton solo. Une fois que tu l'as, tu n'as plus qu'à écrire une putain de croche pour mettre au milieu, et ça devient une prise de tête pendant le trajet du retour quand tu rentres chez toi mec". D'un point de vue lyrique, il a couvert les bases caractéristiques d'Oasis: un soupçon d'optimisme, une once de Beatles et d'autres références des sixties, un peu de chansons d'amour pour Meg, et aussi les expressions embrouillées de son incapacité/refus d'exprimer ce qu'il y a au fond de lui.

Tu sembles avoir gardé ce niveau d'embarras et d'inhibition depuis que tu as écrit cette phrase dans Cast No Shadow à savoir 'Bound with all the weight of all the words he tried to say (Ndt Ligoté par le poids des mots qu'il a essayé de dire).

" Je ne passe pas par beaucoup d'états de pression et de douleur, même si quand tu deviens célèbre et riche, et Irlandais et Catholique, et que tu viens d'un milieu ouvrier, tu portes ce poids toute ta vie. Mais si j'ai des problèmes, là ils restent à moi et à personne d'autres. J'ai pas besoin d'écrire un cours de thérapie. J'ai une copine qui est une putain de bonne thérapeute. J'ai pas besoin d'exorciser un quelconque démon".

Dans Stand By Me, il y a une phrase sur le renfermement volontaire intérieur de ses émotions: 'There is one thing I can nerver give you/My heart will never be your home' (Ndt Il y a une chose que je ne pourrais jamais te donner/ tu ne t'abriteras jamais dans mon coeur)

"C'est à propos de l'espace privé qu'il faut garder, l'endroit où je vais écrire mes trucs. Meg était plutôt désemparée face à cela. J'ai dit que je ne parlais pas d'elle, mais qu'il y avait des endroits où tu dois te rendre tout seul. Je me retire pour mieux m'épanouir. Je ne sais pas comment. Ou je ne veux pas le savoir".

En même temps, un bon nombre de nouvelles paroles laisse penser que tu étais en train de penser à Meg en permanence pendant que tu écrivais.

"Beaucoup de chansons traitent de nos relations, du fait de vieillir et de ne pas vouloir se retrouver tout seul, aimer quelqu'un et être aimé. Quelqu'un sur qui se reposer et qui reste à tes côtés. Il y a aussi quelques allusions à Dieu, comme dans le pont de D'You Know What I Mean? (I met my maker, I made him cry). Je crois que j'ai toujours été, peut-être pas un athéiste à 100%, mais plutôt moitié athéiste moitié lâche. J'espère toujours que peut-être je peux me rattrapper à la dernière minute et juste dire que je suis désolé. En vieillissant, tu réfléchis à ta direction et ce que tout ça veut dire. C'est pas pour être pessimiste, mais je me demande vraiment où cela me mène. En tournée, tu te cloitres vite fait dans ta chambre d'hôtel en regardant par la fenêtre et tu penses à ces choses. Tu ne peux pas juste regarder la télé toute la journée, n'est-ce-pas? Même si l'autre le fait..."(Ndt sûrement Liam).

Après deux semaines passées à écrire, Gallagher appela Owen Morris et lui demanda d'apporter les huit chansons et une boite à rythme pour enregistrer quelques démos. En les survolant, le producteur reconnut que deux nouvelles chansons pourraient porter leurs fruits, "Mais à ce moment-là, la première nuit il sortit quinze chansons accoustiques", se souvient Morris. "Alors, on a travaillé dessus en une semaine, de midi à 19h dans son chalet près de l'aéroport, c'est là qu'on entend l'avion de D'You Know What I Mean?. C'est simple avec Noel, parce que tu prends des décisions sur le champ: enlève ça, rajoute ceci, remets un truc. De même pour les effets de guitare et les choristes. La cassette était étonnante, vraiment cool, même si le son était merdique à cause de la boite à rythme".

"Et cela a constitué l'album, excepté deux chansons que l'on a laissé tombé et Magic Pie qui fut rajoutée plus tard. Les paroles, les arrangements, et l'ordre des chansons furent aussi mis en place sur Mustique (Ndt Magazine sûrement...). Ce mec a une sacrée paire de couilles. Il a fait ce boulot pendant la semaine et c'était bon". L'album puisa même son titre dans Mustique. L'origine, comme on pouvait s'y attendre, était John Lennon. "Je lisais un livre sur les Beatles et cela disait que dans une des dernières interviews qu'a faites John Lennon, on lui a demandé quel était le message du rock n' roll et il a dit, To Be Here Now. Je me suis dit, c'est pas marrant ça? Merci."

3 - 4 Août 1996 - Loch Lomond

Ce furent les premiers grands concerts à l'extérieur qui rapportèrent en gros 100 millions de francs. Dans les tabloids, les concerts étaient tablés de "s'éclater sans risque". Mais pourtant un homme mourut: James Hunter, 28 ans, un camionneur d'Hamilton. Et Noel vit la chose se passer. "Je m'étais rendu sur place pour le soundcheck une heure avant le reste du groupe et je m'était assis sur scène pour travailler les accords d'une des nouvelles chansons", dit-il. "C'était étrange. La plus belle matinée. Le silence, le silence absolu. Devant la scène, un type déchargeait quelque chose du camion et derrière lui un chariot de levage s'est retourné. Il le toucha et l'homme tomba. Après il y eut une ambulance, on le recouvrit et voilà. Puis la police arriva et interrogea quelqu'un. Une heure avant que je monte sur scène, j'étais assis avec des agents de la sécurité et le sheriff. (Accent Ecossais) 'Réexpliquez-moi, mon garçon, qu'avez-vous vu?' C'est quelque chose de triste et d'horrible. Que dire de plus? Après ça, j'ai dit, eh bien, je viens de voir un homme mourir, et maintenant, je suis devant 40 000 personnes qui respirent le bohneur, puis tu descends de scène et là tout le monde te dit, super concert, super concert! Ouais, eh bien, ils ne savaient pas ce qui se passait...ce que ça faisait d'être assis là et de voir çà. C'est la pire des situations ce genre de truc, quand c'est la faute de personne, que tu n'as aucune explication à fournir, et que tu ne sais pas comment tu es supposé te sentir".

Est-ce-que cela t'as permis de faire une distinction entre la responsabilité et la faute? Cet événement s'est passé à cause d'Oasis...

"Eh bien, je me suis dirigé vers mon manager après cet événement, et j'ai dit, dis moi que tout a été fait en matière de sécurité. Il a dit oui. Il m'a convaincu que tout le monde avait fait son boulot correctement."

En racontant cela, Gallagher se râcle la gorge à de nombreuses reprises, fait son possible pour continuer à parler correctement malgré la difficulté, souvent, en voyant la façon dont Oasis se développe, il ne sait pas comment il est supposé se sentir, ou ce qu'il est supposé dire.

10 - 11 Août 1996 - Knebworth: le point de repère de toute une génération

Et même si vous voulez, l'Apothéoasis. Laissant loin derrière le succès remporté quatre mois plus tôt à Maine Road, Knebworth marcha comme sur des roulettes. Quand Noel Gallagher monta sur premier soir, il dit, "C'est historique!", Liam cria, "Non, c'est Knebworth". La foule se plia de rire, et même Noel sourit.

Mais un an plus tard, que signifie pour vous l'expérience de Knebworth?

"Cela veut dire que pendant les mois qu'on a passé à mettre en place ce concert, on était le plus grand groupe du monde, " répond Gallagher avec fierté. "On était plus grand que, j'ose pas le dire, le putain de Dieu. Pendant cette période, c'était comme si Oasis était devenu l'atmosphère dans laquelle tout évoluait. C'est encore mieux maintenant qu'à l'époque. Les gens viennent vers nous et disent 'Knebworth c'était génial!' dans le même genre que je disais 'Spike Island c'était génial pas vrai!'. Et bon, c'était mes chansons et c'était mon groupe, c'était moi et mon petit frère et mes potes...Mais en rentrant à la maison vers 6h du matin, on était dans une des voitures Meg et moi, et je regardais par la fenêtre. Meg me dit, 'regarde toi. Tu viens de donner le meilleur concert de toute ta vie et tout ce que tu trouves à faire c'est rester assis là.' Et j'ai dit, 'ouais, mais je sais pas comment on doit se sentir après avoir fait un truc pareil. Tu ne vas t'en aller et rencontrer le Pape, non?'".

23 Août 1996 - MTV Unplugged

Le soir où les problèmes commencèrent. Lorsque Noel se mit au chant pour l'enregistrement du MTV Unplugged au Royal Festival Hall, la première phrase fut que "le kid" (Ntd surnom que Noel donne souvent à son frère), malgré le chahut qu'il faisait sur le côté de la scène, avait mal à la gorge. Les gens crurent plus aux histoires de crêpage de chignons entre bien sûr Noel et son frère, ou encore avec Patsy Kensit, la fiancée de Liam. "Il est allé se bourrer la gueule et a loupé les répétitions" rapporta Noel. "Ensuite, il a manqué le soundcheck et quand il a pointé le bout de son nez en soirée, il a dit qu'il ne pouvait pas chanter. Ah oui? Comme c'est étrange. Mais trente secondes avant que l'on monte sur scène, il a dit soudain, 'je vais chanter!', je l'ai emmené dans la pièce de derrière et je lui ai dit, 'Vas-y alors, chante moi Live Forever.' Il a fait une mesure et on a laissé tomber. Quelquefois, Liam réfléchit avec le bras avec lequel il boit."

27 Août 1996 - Liam saute en route

Quinze minutes avant qu'Oasis ne s'envole pour un long mois de tournée américaine, Liam Gallagher descendit de l'avion. Il cria ça et là qu'il avait peur de devenir SDF, qu'il détestait les tournées et en particulier "ces sales petits cons de Yankees".

"Je pensais que c'était un dernier acte d'irritabilité pour dire ce qui est", raconte son frère." (Il imite les plaintes de Liam) 'Je suis un putain de sans-abri'. Alors dans ce cas, c'était quoi cet endroit immense duquel tu es sorti juste avant de venir ici? Il a dit 'je ne pars pas'. J'ai dit, ok, sors tes affaires de l'avion. Il a dit, 'oui mais qui va chanter alors dans les concerts?' "Mmm, moi peut-être, qu'est-ce-que t'en penses? Ca passera mec". En Amérique, cette mauvaise ambiance qui régnait pendant la tournée de printemps revint tout d'un coup. La remarque sur les 'sales petits cons de Yankees' de Liam se répandit à forte échelle mais fut peu appréciée.

5 Septembre 1996 - Les MTV Awards

Liam s'envola le 30 août Mais à ce moment-là, par une chance incroyable, dans le but de se rattrapper aux MTV Awards devant 281 millions de téléspectateurs, il déclara devant le beau monde New-Yorkais, 'je sais que le moment que vous passez est merdique. On est là pour y remédier.' Et ensuite, il cracha de la bière blonde et peut-être un peu plus de fluide pulmonaire sur scène. Il se pencha et fit semblant de péter en direction de, eh bien, l'Amérique.

"Comme d'habitude, Liam était en colère après moi alors il s'est dit qu'il valait mieux jouer au con et me mettre en boule", ronchonne Noel. "Mais je n'étais pas bouleversé. Le problème, c'était que les Américains se disaient, 'eh regarde, il veut faire le provocateur'. Dans les journaux, c'était 'Oasis tente de choquer le monde et échoue misérablement'".

Tu te sentais pathétique?

"Ouais, on avait l'air stupide."

11 - 12 Septembre 1996 - Oasis se sépare

Les nouvelles circulèrent plus vite que Noel en Concorde. Il quitta Oasis avant un concert à Charlotte, en Caroline du Nord, le mercredi vers midi. A son arrivée le lendemain matin, les gros titres britanniques racontaient que Oasis c'était bel et bien fini. "C'était une tournée qui était allée trop loin" reconnait Gallagher. "On a fait Knebworth et on s'est éparpillé. Et le problème pour nous, c'est que l'Amérique est le seul endroit où on tournait exclusivement en bus. Vivre tous ensemble, cela amène les gens à s'épauler entre eux. 'Où t'as eu ces chaussures, elles sont à chier'. 'Qu'est-ce-que tu veux dire abruti?' Avant de t'en apercevoir, tu perds le contrôle des choses et c'est la pagaille qui arrive."

C'est arrivé sur la route pour aller à Charlotte?

"Ouais. On était dans le hall de l'hôtel. Je te le fais à la Lennon (il tend des mains plaintives). 'Pourquoi est-ce-qu'on ne s'en va pas?Bonehead s'en va, mon gosse me manque. Tout le monde nous dit qu'on fait trop de tournées, pourquoi on est venu ici?'. Alors j'ai dit, 'écoute, si tu veux rentrer à la maison, alors on-y-va. Tu veux voir comme c'est facile? Taxi!' J'ai ramassé mes bagages et j'ai dit, 'On se voit à Londres alors.' Je suis allé à l'aéroport, j'ai réservé un vol sur le Concorde, et je suis rentré. Tout le monde était là comme çà (mime)."

Est-ce-que ce n'était pas un peu se montrer méprisant à l'égard des concerts du Sud sous prétexte qu'ils n'étaient pas assez importants?

"Non. Je me détesterais si j'avais fait ça. Ca aurait été une bonne raison pour moi de poser un lapin à tous ses gamins, tu peux me croire."

Mais franchement, c'est ce que tu as fait...

"Oui, mais je l'ai fait pour...non..., j'allais justement dire, 'j'avais fait ça pour le bien du groupe'. Pas du tout, j'avais fait ça pour pour passer pour un connard de lunatique et je m'en excuse."

A Charlotte, en Caroline du Nord ils ne doivent pas souhaiter revoir Oasis de retour.

"Ouais, je pense. On a fait un beau travail de cochon, mais on reviendra."

Est-ce-qu'Oasis s'est déjà séparé?

"Eh bien, j'ai dit que je n'étais pas préparé à faire partie d'un groupe si les membres avaient cette attitude entre eux. Mais dans le Concorde, je me disais, putain de merde!! Malgré tout, cela continue d'apporter de l'eau au moulin de Marcus Russel, le manager, et à sa florissante réputation industrielle de royal combinard."

Est-ce-qu'il a sauvé le groupe de possibles gros frais d'annulation demandés par les promoteurs outragés?

"Les promoteurs Américains et Australiens n'auraient pas pu être plus compréhensifs. Apparemment, c'était quand même pour nous du boulot d'arranger les choses et les gens étaient déçus, mais nous n'avons pas eu de problèmes légaux. Aucun des promoteurs n'a entamé une quelconque action en justice, donc toutes ces histoires sur Oasis comme quoi on courrait le risque de tout perdre étaient tout simplement de la fainéantise journalistique."

7 Octobre - 11 Novembre 1996 - Abbey Road

Le groupe avait décidé de prendre deux semaines de repos après l'Amérique, puis enregistrer It's Getting Better Man pour sortir le single. A ce moment-là l'incertitude était omniprésente. Lorsqu'ils arrivèrent à Abbey Road, les têtes étaient baissées et les regards méfiants. Dans les journaux, on lisait que Noel Gallagher avait dit "Bon, on fera un disque de plus et c'est tout." Pourtant, Owen Morris reconnait que la cassette de Mustique qu'ils avaient écoutée pendant trois mois suscitait un vif intérêt: "Pour eux, pas pour l'argent, parce qu'ils sont assez riches maintenant pour se dire et puis merde!Il fallait qu'il le fasse. C'est la musique qui les a remis ensemble."

Mais Noel gardait sa position irascible, comme Morris le remarqua: "Qu'il le veuille ou non, il a délibérement voulu remettre ses troupes sur pieds, il sera de mauvaise humeur pendant en gros la première semaine de l'enregistrement. Là tout le monde est comme ça (il baisse vivement la tête avec précaution). 'Travaillons sinon il va nous botter les fesses. C'est le Chef. C'est comme ça que le groupe l'appelle, sauf Liam qui épelle ce mot c-o-n."

Finalement, Noel commença sans rien dire à approuver la façon dont le groupe construisait ses propres idées autour des premières démos. "On était tous allé à Abbey Road pendant à peu près une semaine, on a réalisé qu'on ne pouvait pas tout laisser tomber", dit-il."On est un groupe oui ou non? Oui. Et c'est tout. Il n'y a pas eu de grosse décision sur le fait de se remettre ensemble parce que nous n'avions jamais décidé de nous séparer." Pour sa part, Russel avait peu de doutes concernant un rapide retour d'Oasis. "Noel est paré contre l'auto-satisfaction. Il est tout simplement né comme ça. D'une certaine manière c'est un véritable chien de garde. Ecrire des chansons est ce qui le guide et l'inspire, alors je ne m'inquiète jamais de savoir s'il est motivé ou pas. Liam est parfois surprenant dans sa motivation, et Bonehead aussi."

9 Novembre 1996 - Liam arrêté en possession de drogue

Ce samedi matin à 7h25, à Oxford Street, un peu moins grouillante à cette heure-là, la police a arrêté "un homme débraillé, de toute évidence vêtu de la pire façon qu'il soit", qui était en possession de poudre blanche d'origine douteuse. Ils le mirent en liberté sous caution en attendant le rapport des experts. Quant le monde apprit que le mécréant n'était autre que Liam Gallagher, l'affaire éclata au grand jour. Les éditeurs, les membres du parlement, et la famille de Leah Bett se firent remarquer. En termes pragmatiques de carrière, il fut noté que cette affaire coûterait à Oasis sa liberté de partir en tournée en Amérique. Durant les 24 heures précédant l'événement, Liam avait assisté aux Q Awards (Oasis avait été nominé pour le Best Act in The World) et durant la fête en deuxième partie de soirée, il avait frappé un journaliste du magazine News Of The World pour avoir montré une photo de lui en train de fricotter avec une femme qui ne se trouvait pas être Patsy (sûrement, une photo instantannée de lui embrassant une fan), puis il avait passé toute la nuit seul à boire à l'hôtel Berners, dans Oxford Street, avant d'entamer sa fatale promenade matinale.

"C'est du Liam tout craché" dit Noel. "Sept heures du matin à Oxford Street, deux policiers lui demandent ce qu'il fait, et lui au lieu d'être poli leur dit 'Qu'est-ce-que ça peut vous foutre, couilles molles?'".

Tu n'as pas eu peur qu'il aille en prison?

"Pas vraiment. C'était la première fois qu'il se faisait arrêter et puis il s'est avéré que ce qu'il avait sur lui n'avait pas d'importance, c'était vraiment rien. Il avait acheté de la merde (rire)."

Est-ce-que cette menace sur la carrière d'Oasis t'a permis de reconsidérer ta propre consommation de drogue?

"On fait comme d'habitude. On ne veut pas en parler, mais on ne sera pas malhonnête si on nous en parle. Par contre, il ne faut jamais rien avoir sur toi dans la rue. Tu peux te faire renverser, te casser une jambe et tu te fais arrêter." Tout s'est calmé quand le 27 janvier, Liam reçut un avertissement. L'absence de poursuites ou de condamnation sauva l'avenir américain d'Oasis.

11 Novembre - 17 Décembre 1996 - Oasis retourne à la campagne

L'arrestation de Liam obligea Oasis a quitter pendant la nuit Abbey Road, assaillis par la presse, pour regagner le calme privé des studios Ridge Farm à Surrey. Là-bas, Oasis travailla concrètement sur 15 titres. Borné, Noel Gallagher jeta par la fenêtre les plans de guitare qui avaient été prévus au départ avec Morris et mit en place le son le plus cher que le groupe n'ait jamais connu.

"Nous avons décidé d'utiliser tous les moyens possibles.", raconte-t-il. "Nous avons alors fait My Big Mouth et quelqu'un l'autre jour me disait que ça ressemblait à Phil Spector." Morris aimait particulièrement la façon dont Liam et sa hantise des médias rendaient sur D'you Know What I Mean? et Don't Go Away avec ses voix superbes: " Je ne sais pas comment il a fait ça, mais sa voix sonnait comme si on allait l'envoyer à la casse. Il a dit, 'j'ai un album auquel je dois croire. Quand ce disque sortira, je les niquerais tous'."

Ensuite, en périodes de fêtes de fin d'année, ils eurent un choc quand Noel, sans prévenir, changea ses règles d'or quant à sa façon de partager ses droits d'auteur avec les autres membres. "J'ai renégocié mon contrat et j'ai eu une avance.", raconte-t-il les yeux plein de lueur comme un Arpagon des temps modernes. "Au petit déjeuner, je leur ai donné une enveloppe chacun. On aurait dit que c'était leur lettre de licienciement. 'C'est quoi alors?', des enveloppes" j'ai répondu. "Vous les ouvrez oui ou merde. Leurs visages étaient comme ça (). Il étaient sacrément surpris à dire vrai."

(Marcus refuse de révéler l'étendu de la largesse de Noel: "Je négocie les contrats de Noel et ses droits d'auteur. Ce qu'il fait de son argent après, cela le regarde.")

23 Janvier 1997 - Remue ménage autour de Noel et de la drogue

Noel Gallagher s'amusait. Un awards, quelques bières, son petit monde autour de lui. Il déclara que prendre de la drogue était aussi normal que prendre une tasse de thé le matin, qu'il y avait des membres du parlement qui étaient de plus gros accros à l'héroine et à la cocaine que n'importe qui d'autre dans cette pièce remplie de rock stars. Le gentil frangin n'avait pas suffisamment estimé les implications qu'allaient avoir ses paroles prononcées derrière le micro de Radio 5.

"Après la soirée, je suis allé à Birmingham voir jouer Ocean Colour Scene", il se souvient. "Vers 6h du matin on feuilletait Ceefax pour voir les résulats du match et quelqu'un a dit, 'eh toi, j'ai vu ton nom là-dedans'. Alors on revient en arrière et on voit un gros titre qui dit 'Gallagher accuse les membres du parlement d'être accros à l'héroine'. A ce moment-là, le téléphone sonne, c'est Marcus. 'Salut, tu devrais revenir à Londres en vitesse. Je viens de passer devant chez toi et tu ne peux pas poser un pied par terre tellement c'est bourré de putain de reporters'. (Il se cache le visage dans ses mains). Oh non pas encore".

Alors est-ce-que tu as fait voeu de silence?

"J'ai essayé de faire sortir ses mots: 'No Comment'. Je peux le dire chez moi devant un miroir. 'No Comment. Je suis libre de dire ce que je veux.' Jusqu'à ce que j'ai une première pinte de bière, là c'est comme çà (fait le gars qui s'ennuie dans un pub, l'index en l'air, s'indignant). Mais ensuite il faut le faire, vraiment. Il faut être honnête."

Un membre du parlement a dit que Gallagher devrait être poursuivi devant les tribunaux; le magazine The Sun a annoncé "il mérite d'être enfermé". Aucun des deux ne virent leurs souhaits réalisés. Leur manager, par contre, se montre pessimiste concernant l'attitude du groupe envers la drogue. "Ce serait un sérieux problème si nous avions des ennuis avec les douanes, " déclare-t-il en frissonnant. "Pourtant, ils ne nous ont crée aucun problème. On ne pénalise pas les gens pour ce qu'ils disent et pensent. Si Gerry Adams peut entrer en Amérique, Oasis le peut certainement aussi."

1 - 25 Février 1997 Air Studios

Le jeu des anneaux auquel se prêtaient les médias avec beaucoup de sérieux se calma dès que le groupe regagna les studios d'enregistrement. La mère de Bonehead était malade. Le temps qu'il arrive à Londres, elle était morte. "Nous avons beaucoup parlé de ça", dit Gallagher, reconnaissant que ce genre de conversation est rare chez les Oasis. "Vraiment la vie et la mort. On a pensé à nos mères qui pouvaient partir. Une semaine avant que Meg et moi nous rendirent à Mustique (Ndt Magazine), ma maman était à l'hôpital. Ils pensaient que c'était un cancer, bien que cela n'en était pas un et qu'elle va bien. Mais la chanson Don't Go Away, cela parle d'elle." Naturellement ce sentiment s'est répandu dans d'autres chansons. "C'est pourtant Bonehead qui est à la source de cela", dit Morris. "Mais il se sentait vraiment mal. A cette époque, on enregistrait All Around The World et il a surtout pensé à sa mère."

26 Février - 12 Mars - Les Derniers Mètres

Les derniers morceaux de guitares, instruments à cordes et cuivres furent bouclés et finalement tout était prêt sauf l'enregistrement. Owen Morris assista à un élan d'affection fraternelle effrénée: "Les frères se prenaient dans leurs bras. Noel criait de la pièce d'à côté 'Tu es le meilleur chanteur au monde!' et Liam répondait en criant 'Ce sont les putains de meilleures chansons au monde!'".

Ce qui laissa un petit moment de réflection. Pas de son plein gré, mais de bon coeur lorsqu'on le lui demande, Noel reconnait les participations des membres de son groupe: "Bonehead fait du bon boulot du premier coup, vraiment solide. Tu lui trouves le bon son et il assure. Guigs est un peu timide alors il faut un peu le pousser. Mais Whitey, j'adore le regarder faire parce qu'il est meilleur durant la première prise, un batteur à part entière, vraiment mélomane."

Morris donne volontiers son opinion sans tambour ni trompette concernant les trois autres, "Ils sont mis de côté parce que Noel et Liam en demande beaucoup des membres du groupe", mais il reconnait que Guigsy mérite la première place sur la podium de l'album Be Here Now: "Il était magnifique, le vrai pilier fondateur de l'album, le meilleur de lui-même jamais donné. Et tout ça, en s'entrainant, en organisant sa vie privée, en s'installant avec Ruth, il s'est marié cette année aussi, dans la plus grande discrétion."

Est-ce-qu'il s'agit d'une nouvelle maturité ici?

"Noel se débrouille mieux quant à la façon de gérer ses relations avec Liam. Pour cet album, il est sorti tout droit du studio comme s'il y avait un signe de tension. Donc même si tous deux pensent qu'ils ont raison tout le temps, il y a eu moins de brouilles qua par le passé".

Donc la paix s'est installée?

"Pas exactement. Ce que j'ai fait en dernier avec eux, en mai, était une face B pour le second single, Going Nowhere. Liam arrive pour le chant, deux mots vont de travers entre eux, et tout se rebrouille aussi mal que ce que j'en ai vu. Cela me bouleverse encore. Ca fait un peu 'tu n'as pas à faire ça, espèce de con', mais ils le font".

7 Avril 1997 Le Mariage De Liam

Liam Gallagher a épousé Patsy Kensit à 8h30 (du matin) à Marylebone Registry Office là où Paul McCartney et Linda se sont dit oui en 1969. Après un faux départ en février (église et traiteur réservés mais quelqu'un a alerté la presse) ils décidèrent de ne rien dire à personne. "Il m'a téléphoné vers 9h30", raconte Noel en faisant disparaitre ses yeux dans un sourire. "Il a dit 'je viens de me marier. Ca te surprends?' J'ai dit, je ne suis pas surpris que tu te sois marié. Je suis surpris que tu sois début à une heure pareille du matin."

Est-ce-que Patsy Kensit sera la Yoko Ono d'Oasis?

"C'est des conneries. Et maintenant qu'elle fait partie de la famille, si j'entends encore quelqu'un dire ça, je lui tire les oreilles. De toute façon, il n'y a pas assez de place pour s'introduire entre les membres de ce groupe."

1 - 2 Mai 1997 Jour Des Elections

Le parti Travailliste remporte les élections. Oasis étaient ravis. "J'allais juste sortir pour voter quand le postier m'a porté le premier CD de l'album. Un album recouvert d'or avec marqué dessus 'A ta santé vieux'. Et puis les Tories ont pris leur claque. J'avais un bulletin de vote pour le parti Travailliste, mais je m'étais plus amusé à regarder Portillo et les autres se prendre leur claque, alors je suis resté à la maison devant la télé. Notre maison croulait sous le champagne, le brandy et les cigares. Meg et moi nous sommes bourrés la gueule et sommes allés dans le jardin chanter Revolution à tue-tête, avec les voisins qui cognaient au mur."

7 Juin 1997 - Le Mariage De Noel

C'est sous la fameuse marche nuptiale, des chansons comme This Boy, Yesterday, All My Loving, ainsi qu'un imitateur d'Elvis que Noel Gallagher et Meg Matthews se sont mariés à la Little Church Of The West de Las Vegas.

"Le mariage était assez incroyable, surtout à Las Vegas. Mais incroyable.", réalise Noel quelques jours plus tard.

"Plus je buvais, plus j'aimais çà. Ensuite on est allé jouer et ma maman était à deux doigts de remporter une immense Mercedes blanche. Mais elle l'a perdue à cause d'une carte. Puis je suis descendu renouer mon contact avec gin et tonic."

7 Juillet 1997 - Sortie de D'You Know What I Mean?

Le premier single d'Oasis au bout de plus d'un an alla tout droit se placer en première place des charts se vendant sur son passage à 160000 examplaires le jour de sa sortie, devenant quatre jours plus tard la meilleure vente de single de l'année. Après cela, le groupe fit onze concertsau Royaume-Uni, à commencer par Exeter Westpoint Arena le 13 septembre et enchainant le pas vers Newcastle, Aberdeeen, Sheffield, Londres (aussi épatant que les trois soirs à Earl's Court) et Birmingham.

Durant ce temps là, est-ce-que Oasis n'a eu peur à un moment donné de disparaitre?

"Honnêtement non.", répond Gallagher. "Tout s'est passé maintenant. Notre maison de disque a décidé de tout faire rentrer en un an la dernière fois parce que ils avaient peur que l'on se sépare. C'était ridicule. Cette fois on s'amusera un peu plus. On ne se poussera plus aussi fort. On ne fera plus de putain de gros concerts. J'aimerais être numéro 1 dans tous les pays du monde en même temps, mais je veux pas laisser ma santé et ma force d'écrire des chansons juste pour ça."


 
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